Sur le quai de la gare, ce fut évident





Sur le quai de la gare, ce fut évident

Mon essence le veut mais je ne peux pas te répondre oui ce soir

Sur le quai de la gare, ce fut évident

. Mais je ne veux pas l’admettre. Je ne peux pas simplement la baiser ni simuler l’amour. J’ai des réticences à lui présenter « ma vallée »... surtout la maison encore à rénover ! Je sais qu’elle sera choquée... J’aurais pu le deviner avant ?... Comme peux-tu vivre dans un tel taudis ?... Cinq jours ça doit durer. Fiasco. Tout s’effondre. Je sens qu’en elle aussi tout s’effondre. Nos mots deviennent dérisoires. Les mêmes mots n’ont plus la même signification. J’observe son choc à l’entrée... Elle me dit qu’elle ne pourra pas vivre ici, sa fille encore moins... elle est enthousiaste quand je lui réponds : nous pouvons vendre. Cette réponse dépasse nettement ma pensée ! Mais je sentais que c’était la seule possible. Nous imaginons « notre maison. » Notre couple a de grands moyens, surtout pour une maison de maçons dans le sud-ouest. J’ai bénéficié de la hausse de l’immobilier et de l’intérêt des anglais hollandais pour nos vieilles pierres blanches. Elle a bénéficié d’un boom aussi spectaculaire en banlieue cossue parisienne. Elle notera même le nombre de pièces nécessaires, les mètres carrés. À Montauban nous observerons attentivement les vitrines des agences immobilières. Mais elle soulève une autre contrariété... Finalement elle aussi veut y croire. En éteignant nous faisons l’amour.
Nous reprenons notre thème préféré du téléphone : bébé ; et mariage suit.
Elle a une belle réponse : « Mon essence le veut mais je ne peux pas te répondre oui ce soir. »



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